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Micro-entreprise ou société : bien démarrer quand on vend en ligne
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Micro-entreprise ou société : bien démarrer quand on vend en ligne

Monpetitmarchand 15 août 2026

Vous avez un savoir-faire, des produits ou des services à proposer, et vous êtes prêt à vous lancer sur Mon Petit Marchand.

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Vous avez un savoir-faire, des produits ou des services à proposer, et vous êtes prêt à vous lancer sur Mon Petit Marchand. Avant de créer votre boutique, une question revient presque toujours : faut-il créer une société, ou rester en micro-entreprise pour démarrer ? Et cette histoire de TVA, faut-il vraiment s'en soucier tout de suite ?

Voici une explication simple, sans jargon inutile, pour vous aider à voir clair.

Pour bien démarrer, la micro-entreprise reste le choix le plus courant

Dans la grande majorité des cas, la micro-entreprise est le point de départ le plus simple pour tester une activité. Elle ne crée pas de société à proprement parler : vous exercez en votre nom propre, avec des démarches allégées et une comptabilité très simple à tenir.

Voici, de façon objective, ce que ça change concrètement au quotidien :

Pour démarrer seul, sans société

Points de vigilance

+ Création rapide, souvent en une journée en ligne, sans capital de départ

  • Impossible de déduire vos charges réelles (matériel, matières premières, déplacements)
+ Comptabilité très simplifiée : un livre des recettes suffit
  • Plafonds de chiffre d'affaires à ne pas dépasser (voir plus bas)
+ Vous ne payez des cotisations que sur ce que vous encaissez réellement
  • Image parfois perçue comme moins « professionnelle » face à de gros clients ou partenaires
+ Aucune perte financière si l'activité ne démarre pas : pas de charges fixes
  • Patrimoine personnel moins protégé qu'avec une société
+ Idéal pour tester une idée avant de s'engager davantage
  • Peu adapté si vos charges sont élevées par rapport à vos ventes
Ce tableau donne une vision d'ensemble pour démarrer seul. Une société (EURL, SASU) devient pertinente plus tard, quand l'activité grandit — nous y revenons plus bas.

Et si mes charges sont élevées ? Le cas où une société devient utile

La micro-entreprise a une limite importante : vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles (achat de matières premières, matériel, déplacements). Vos cotisations se calculent uniquement sur ce que vous encaissez, sans tenir compte de ce que vous avez dépensé pour produire.

Concrètement, si vous êtes maraîcher et que vos charges de production sont faibles par rapport à vos ventes, la micro-entreprise reste avantageuse. Mais si vous transformez des produits avec beaucoup de matières premières ou de matériel coûteux, une société (EURL ou SASU) peut devenir plus intéressante fiscalement, car elle vous permet de retirer vos charges avant de payer des impôts.

Ce basculement n'est généralement pertinent qu'à partir d'un certain volume d'activité, souvent au-delà de 30 000 à 40 000 € de chiffre d'affaires annuel avec des charges significatives. Avant ce cap, le gain fiscal ne compense généralement pas la complexité administrative supplémentaire d'une société (statuts, comptabilité plus lourde, frais de création).

La franchise en base de TVA : la comprendre simplement

C'est un sujet qui semble compliqué mais qui se résume en réalité à une question simple : devez-vous ajouter la TVA sur vos prix de vente, ou non ?

Par défaut, un vendeur qui débute reste en franchise en base de TVA. Cela signifie qu'il ne facture pas de TVA à ses clients, tant que son chiffre d'affaires reste sous certains seuils. En 2026, ces seuils sont :

37 500 € pour une activité de prestations de services (ateliers, cours, prestations diverses)

85 000 € pour une activité de vente de marchandises (produits alimentaires, artisanat, objets)

En restant sous ces seuils, vous ne facturez pas de TVA, et vous n'avez aucune déclaration de TVA à faire. C'est plus simple, et vos prix restent plus compétitifs pour vos clients particuliers, qui ne récupèrent pas la TVA de toute façon.

Dans quel cas appliquer volontairement la TVA ?

Un vendeur peut choisir de renoncer à la franchise et de facturer la TVA, même sous les seuils. Cela peut être utile dans deux situations concrètes :

Si vous faites des achats professionnels importants (matériel, matières premières, outillage) : facturer la TVA vous permet de récupérer la TVA que vous avez vous-même payée sur ces achats.

Si vos clients sont principalement des professionnels (B2B) : ils récupèrent eux-mêmes la TVA, donc l'appliquer ne change rien pour eux, mais vous permet à vous de récupérer la vôtre.

Ce choix engage pour une durée minimale de 2 ans. Il est donc à réfléchir avec attention, idéalement avec un comptable, plutôt qu'à activer par précaution.

Comment décider, concrètement ?

Quelques questions simples permettent d'orienter la décision :

Vous démarrez et n'êtes pas certain que l'activité va fonctionner ? Restez en micro-entreprise, sans TVA. C'est le choix le plus simple pour tester.

Vos charges de production sont élevées ? Envisagez une société une fois que le volume d'activité le justifie.

Vous vendez surtout à des professionnels ou achetez beaucoup de matériel ? La TVA volontaire peut avoir un intérêt réel, à étudier avec un comptable.

Cet article a une vocation informative et ne remplace pas l'avis d'un expert-comptable, qui reste le mieux placé pour évaluer votre situation personnelle.

En résumé

Pour la grande majorité des vendeurs qui démarrent sur Mon Petit Marchand — producteurs, artisans, prestataires de services locaux — la micro-entreprise sans TVA reste le point de départ le plus simple et le plus adapté. Ce n'est qu'à partir du moment où votre activité grandit, où vos charges deviennent significatives, ou où votre clientèle est majoritairement professionnelle, que le passage en société ou l'application volontaire de la TVA prennent tout leur sens.

Quel que soit votre statut, votre place est ouverte sur Mon Petit Marchand. Créez votre boutique et testez votre activité dès aujourd'hui sur monpetitmarchand.fr. Devenir vendeur

Pour en savoir plus, sources officielles :

economie.gouv.fr — Plafonds et seuils de la micro-entreprise

autoentrepreneur.urssaf.fr — L'essentiel du statut

Service-Public Entreprendre — Choisir la forme juridique de son entreprise

Service-Public Entreprendre — La SASU

Service-Public Entreprendre — L'EURL

formalites.entreprises.gouv.fr — Guichet unique de création d'entreprise

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